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Normes

Normes, protections homologations... Il est très difficile de déchiffrer les étiquettes et d'y voir clair dans le flou de la règlementation.


Il a pourtant fallu plus de 11 ans pour mettre en place une série de normes qui font autorité, certifiées par un organisme indépendant, balisées par un sigle reconnaissable. Cependant, une mauvaise habitude des manufacturiers vient brouiller les pistes : en effet, vêtements, gants chaussures de moto sont considérés comme des Equipements de Protection Individuelle (EPI ou PPE), qui répondent aux normes dictées par la directive du Conseil européen du 21 décembre 1989 (89/686/CEE).


On trouve les EPI catégorie 1, dits « de loisir » (risque faible) et les EPI catégorie 2 dits « de protection » (risque moyen). Un EPI catégorie 1 ne nécessite pas de contrôles d'un organisme indépendant et les manufacturiers peuvent auto-certifier leurs produits CE.


Or, jusqu'à présent les fabricants contournent le plus souvent la norme, en proposant des produits de « loisir ». Grâce à ce petit « tour de passe-passe » largement employé et globalement toléré, les manufacturiers se passent des contrôles intransigeants; seuls les protections vendues comme telles (coques homologuées, dorsales) subissent les tests d'homologation des EPI. Méfiance donc, et apprenons à décrypter les étiquettes.

Les différentes homologations

Les équipements moto vendus comme Eléments de Protection Individuelle doivent répondre à des normes drastiques, différentes selon qu'elles concernent des bottes, des gants... la plus connue est celle la plus appliquée, la norme E 1621 que l'on retrouve sur les coques coudes/épaules par exemple, mais il en existe d'autres plus méconnues :

La norme EN 1621

Apparue en 1997, elle concerne les « Vêtements de protection contre les chocs mécaniques pour motocyclistes » : les tests réalisés classent ces protections en 2 niveaux : si rien n'est précisé sur le produit, il y a à fort à parier qu'il sera de niveau 1 seulement. Cette norme est divisée en 4 parties selon l'endroit du corps qu'elle protège.

Les protections coudes/ épaules/genoux /hanches : EN 1621-1
coque

Au niveau 1 ces protections subissent 12 impacts équivalents à une brique de 2.5kg lâchés à 2m de haut (50 joules) : la force résiduelle transmise doit être de 35 kN maximum (avec un pic autorisé sur un des impacts jusqu'à 50 kN.) Au niveau 2, la force résiduelle doit être de 20 kN maximum, avec des pics à 35.
Pas de problèmes sur cette norme, les produits présentant ce type de protections s'y conforment !

Les protections dorsales : EN 1621-2
dorsale

Là encore 2 niveaux pour les normes concernant les « protecteurs dorsaux » : les protections doivent subir 5 impacts de 50 J.
Au Niveau 1, la force résiduelle moyenne doit être inférieure à 18 kN, avec un impact autorisé jusqu'à 24 kN.
Au Niveau 2, la force résiduelle moyenne doit être inférieure à 9 kN, avec un impact autorisé jusqu'à 12 kN.
Attention donc à ne pas confondre : une dorsale EN 1621-2 ne signifie pas forcément protection de niveau 2 ! Les tentatives visant à réduire l'exigence de la force transmise à 4 kN (comme pour les protections corporelles en équitation ou arts martiaux par exemple) ont été fortement combattues par l'industrie des équipementiers. On trouve cependant des fabricants qui ont fait le choix de la protection et vont au-delà des normes, notamment Tryonic avec la dorsale Feel 3.7.

Les protections thoraciques : EN 1621-3

Même principe pour les « protecteurs de poitrine » qui subissent des impacts à 50joules : la force résiduelle moyenne doit être de 20 kN (pics autorisés à 35kN). Une notion se rajoute : la distribution de la force qui doit être de l'ordre des 15% pour une protection niveau 1, et 30% pour un niveau 2

Les Airbags : EN 1621-4

La dernière-née des normes EN 1621 définit l'énergie minimale d'activation (dans le cas d'un airbag à déclenchement mécanique), l'aire de couverture minimale et le type d'airbag.
Le temps d'activation devra être de moins de 200 ms ce qui est déjà plutôt élevé : Bering surpasse déjà la norme avec son ouverture en 80ms !!
Comme pour les dorsales, le gilet est testé en plusieurs points en subissant des impacts de 50 joules. La force résiduelle moyenne doit être de l'ordre de 4,5 kN de force avec un pic à 6 kN au niveau 1 et seulement 2,5 kN de moyenne avec un pic à 3 kN au niveau 2.

La norme EN 13594 : les gants

Depuis peu, la norme a évolué en faveur de la sécurité du motard : la notion «d'équipement professionnel » disparaît en 2010. Cette nuance implique que désormais le respect de la norme est obligatoire pour tout gant "de moto", même s'il ne se déclare pas explicitement protecteur.
Les protocoles de tests sont là aussi nombreux, mais on peut retenir qu'au niveau 1, la longueur totale du gant doit être égale à la longueur de la main + 1,5cm ; la résistance à l'abrasion doit être au minimum de 1.5 sec. Sur la paume la résistance au déchirement doit être de 25N et de 18N sur le dos. Sont également testées la résistance des coutures, l'absorption des chocs etc...
Au niveau 2, le gant doit dépasser de 5,5cm la longueur des mains, sa résistance à l'abrasion doit être de 5 sec, la résistance de la paume au déchirement doit être de 40N et 35N sur le dos.

La norme EN 13634 : les bottes

botte

Là aussi une évolution dans les normes qui vise à mieux orienter le motard dans le choix de la protection : désormais, toute botte portant des protections malléoles, tibia cheville est considérée comme un EPI et doit donc se conformer à la règlementation !
Ainsi toutes les « baskets moto » relevant plus du sportswear que de la protection ne pourront plus être vendues en tant que bottes de protection. Les vraies bottes moto quant à elles devront faire apparaitre sur leur boîte le sigle CE et l'homologation EN 13634 attestant de leur conformité à la norme. Un certain nombre d'exigences couvrent la conception générale de la chaussure. Il s'agit notamment de l'évaluation des propriétés telles que la hauteur de la tige (au minimum 160mm) et le type de couture. D'autre part des tests qui mesurent la force de liaison entre la tige et la semelle extérieure , évaluent la rigidité transversale de la chaussure.

La norme EN 13595 : les vêtements moto

vetements

Elle concerne «les vêtements de protection pour les motocyclistes professionnels : vestes, pantalons et combinaisons 1 ou 2 pièces ». Cette norme retient donc la notion d'équipement professionnel, lui conférant son caractère « facultatif » aux yeux des équipementiers.

Le vêtement doit répondre à des exigences générales : la vérification par exemple de l'absence de produits chimiques nocifs. L'ergonomie est contrôlée également, puisqu'un matériau peut être très résistant mais inutile avec une mauvaise coupe : des manches ou jambes sont trop larges, en cas de chute bras ne resteraient pas en place et exposeraient le pilote à des blessures.
Les procédures d'essais en laboratoire comprennent la résistance à l'abrasion, la résistance à la déchirure due à l'impact, et la résistance à l'éclatement. Les vêtements sont « découpés » en plusieurs zones, les hanches et les articulations devant logiquement être plus résistants que l'intérieur des mollets par exemple.

On distingue là encore 2 niveaux d'homologation : le niveau d'exigences 1 est défini comme "Les vêtements conçus pour donner une certaine protection, tout en ayant le moins de poids possible et pénalités ergonomiques associés à son utilisation», alors que le niveau 2 concerne « les vêtements fournissant un niveau modéré de protection, plus élevé que celui fourni par le niveau 1 ».
Pour faire simple, le niveau 1 des vêtements devrait fournir une protection adéquate dans des accidents à des vitesses urbaines, de l'ordre de 50km/h. Au Niveau 2 Les vêtements doivent offrir une protection à plus haute vitesse, sans être ultérieurement réutilisables ou réparables.

Et dans la pratique ?

Il est évident que la mise en oe uvre de ces normes est très complexe : les équipementiers les jugent trop drastiques et les souhaiteraient un peu plus accessibles pour s'y conformer ; Bering d'ores et déjà propose une tenue répondant à ces normes : [lien produit= TPB001] cup170 [/lien](+vignette photo) [lien produit= TPB001] cuB270 [/lien](+vignette photo]

Furygan va plus loin et propose une collection entièrement conforme aux normes européennes. L'équipementier nîmois a développé sa propre structure de recherche, le Motion Lab qui recrée les tests d'abrasion, coupure, déchirure, perforation, ergonomie, impact en reprenant les protocoles des laboratoires officiels de certification ; cet effort considérable du manufacturier demande à l'usager une concession : en effet pour passer ces normes, les vestes et blousons doivent se contenter d'une doublure fixe au lieu de la doublure thermique amovible si pratique.

Outre ces exceptions, les vêtements moto que l'on trouve sur leur marché n'ont que leurs coques de protections homologuées ! (cela ne signifie pas nécessairement que le produit est mauvais, seulement qu'il n'a pas été soumis aux tests d'homologation.)
En ce qui concerne les gants, le caractère obligatoire de la norme permet de trouver sur le marché de plus en plus de gants homologués EN 13594 ; attention cependant aux industriels de mauvaise foi qui continuent de proposer des gants « homologués CE 89-686 » : souvenez-vous que cette norme homologue aussi bien des gants de jardin !
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